Mercredi 14 octobre à 20h

With love and rage
de Bojina Panayotova – 2026, France, 43’
1980, après l’élection de Ronald Reagan, l’Amérique se réarme. Face à la machine de guerre, deux mille femmes encerclent le Pentagone et réveillent une autre forme de pouvoir, puisant dans le soin et la vulnérabilité.

Précédé par :
Tout casser de Célia Mebroukine – Fiction, France, 2025, 23’13

Débat : Quand le féminin l’emporte

Avec Bojina Panayotova, réalisatrice du film With love and rage,
Lou Chesné, co-secrétaire générale d’Attac et co-initiatrice des Rosies,
et un·e autre intervenant·e à préciser ultérieurement

Lorsqu’il s’agit de lutter collectivement contre le pouvoir en place, de s’imposer face à la violence étatique, les femmes ont souvent développé des formes de résistance qui déplacent les codes de l’affrontement : happenings, performances, occupations de l’espace public, chants, cris, rituels ou gestes de soin transformés en actes politiques. Loin d’être des formes de faiblesse, le soin, la vulnérabilité et l’émotion deviennent ici des forces capables de désarmer symboliquement la logique guerrière. Comme l’explique Peter Gelderloos dans La non-violence protège l’État, il est nécessaire de mettre en place une diversification des tactiques : aucune forme de lutte ne peut, à elle seule, répondre à toutes les situations. Ce film invite précisément à penser cette pluralité des résistances et à reconnaître la puissance politique d’actions souvent invisibilisées parce qu’elles échappent aux modèles traditionnels de confrontation. L’avenir des luttes est-il féminin ?