Jeudi 8 octobre à 20h

Black water
de Natxo Leuza – Documentaire, Espagne, 2025, 82’
D’ici 2050, une grande partie du Bangladesh sera durablement submergée, ce qui pourrait entraîner le déplacement forcé de 10 à 30 millions de personnes vivant sur la côte sud du pays. À l’échelle planétaire, il s’agira de la plus grande migration de masse de l’histoire de l’humanité. Combien de temps Dhaka pourra-t-elle résister à l’arrivée d’un nombre aussi important de personnes ?

Précédé par :
Quota de M. Blaauw, J. Oprins et J. Roggeveen – Animation, Pays-Bas, 2024, 2’35

Débat : Demain toutes et tous réfugiés climatiques ?

Alice Baillat de l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC - Genève), spécialiste des migrations et déplacements liés au changement climatique, en particulier au Bangladesh,
Brice Laniyan, juriste chez Notre Affaire à Tous au sein de l’équipe chargée de la responsabilité climatique des multinationales,
et un·e autre intervenant·e à préciser ultérieurement
Débat animé par Jade Lindgaard de Mediapart

Cette année, avant même que l’été n’arrive, nous avons connu deux vagues de canicule. Les températures mondiales augmentent à un rythme effréné qui semble inarrêtable. La banquise fond à vue d’œil. Les eaux montent. Certains pays sont particulièrement vulnérables y compris en Europe, comme les Pays-Bas, menacés de disparition. La France n’est pas épargnée non plus. Les populations qui subissent de plein fouet ces changements climatiques provoqués par l’activité humaine doivent migrer, elles n’ont pas le choix. En 2022, le GIEC estimait que depuis 2008, plus de 20 millions de personnes par an dans le monde avaient ainsi dû se déplacer. Un chiffre en constante augmentation. Ces indispensables migrations pourront-elles avoir lieu sans violence ? Et est-il encore possible de limiter notre impact sur les changements climatiques responsables de ces déplacements de populations ?